Kurokami (Lim day young, Park sung woo/Ki-oon)
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jeudi 3 juillet 2008, par gael

Kurokami est un manhwa produit par Lim Dall Young et Park Sung Woo.
On a déjà pu observer La collaboration de ces deux auteurs dans un autre manhwa : Zero. Ceux-ci m’avaient bluffé par l’originalité de leur scénario. Il s’agit cette fois ci d’un titre destiné à la gente japonaise, car cette série est publiée par Square Enix (Soul Eater, Fullmetal alchemist). L’objectif de kurokami est de cibler un public plus large. Ce manga est issu du magazine Young Gangan (Ubel Blatt, Reset, Manhole…).
Synopsis (sources Ki-oon) :
En rentrant chez lui après une soirée arrosée, Keita, jeune programmeur s’arrête pour avaler un bol de ramen. Il est contraint de céder son repas à une jeune fille affamée. Il ignore qu’il s’agit d’une Mototsumita – une gardienne de l’équilibre de ce monde. Il est pris entre deux feux quand surgit un mystérieux agrésseur, il perd un bras dans l’affrontement. Pourtant, à son réveil le lendemain matin, son corps est intact… il pactise avec cette jeune fille qui va lui sauver la vie en lui greffant son propre bras en échange du contrat.

Ce titre est donc un manhwa, cependant l’action se passe au japon et les personnages sont japonais. Le fond l’histoire paraît plutôt original même intriguant, néanmoins on s’aperçoit qu’au long du premier tome nous avons à faire à une succession de combats. Ceci ne représente pas un inconvénient en lui-même, au contraire, les combats sont plutôt bien retranscrits et animés. On ressent relativement bien la puissance des attaques dans les graphismes. La partie intrigante réside dans les mototsumita. En effet, nous ne savons pas grand-chose sur eux et ne connaissons pas réellement le but de leur existence, ni leur rôle dans l’équilibre du monde.
Au niveau des personnages, il apparaît une sorte de complémentarité régnant au-dessus de ce tandem assez atypique car lié contre leur volonté. Keita est un concepteur de jeux vidéo relativement radin, intelligent et très nerveux. Contrairement à ce dernier, Kuro quant à elle, est plutôt taciturne, maladroite et très naïve, ce qui énerve Keita.

D’un point de vue graphique, comme je l’ai dit précédemment, on arrive bien à percevoir la vitesse des mouvements et des coups portés. Au niveau des personnages rien à dire, il faut cependant aimer le style coréen. Les traits sont fins et on observe une volonté de la part des dessinateurs de donner du réalisme aux scènes. Park s’est vraiment amélioré depuis Dark striker. Il semble avoir acquis une certaine maturité dans son coup de crayon.
Kurokami est certes classée dans le genre Seinen, néanmoins l’humour y est tout de même présent dans les scènes de vie quotidienne. Il réside surtout dans les quiproquos entre les deux protagonistes et la naïveté de kuro sur le monde qui l’entoure. Avec des dessins assez beaux et des personnages attachants, kurokami m’a totalement séduit. On regrettera seulement la trop grande naïveté de Kuro qui agace au bout d’un certains temps. Un de mes coup de cœur à découvrir sans plus attendre.









