Désir C max - desire climax/yokujo climax (Ayane Ukyo / Panini) note 6/10
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mardi 1er juillet 2008, par rambijey
Dans la catégorie Shojo et récemment sorti, Panini nous propose un titre de Ayane Ukyo, Désir C Max.
Cet auteur (auteur de BxB Brother, un shojo plus humoristique et S.P.Y Swim Paradise Yokoso, un shojo porté sur le sport) spécialiste du shojo nous propose un titre relativement peu original dans sa catégorie.
Pour commencer, je m’attendais en lisant les premières pages à retrouver un énième ersatz de Mayu shinjo (love celeb, kaikan phrase), desir C max nous contant l’histoire d’une jeune fille assez pauvre, Miyo, qui se retrouve tant bien que mal bousculé, voir harcelé sexuellement par un garçon apparemment bien sous tout rapport.
C’est ainsi que la jolie Miyo se verra voler son premier baiser et sans cesse approché de manière brutale par par cette coqueluche du lycée, le prince Jinnai. Celui-ci souhaite la posséder. Issu d’une riche famille, il n’a pas vraiment l’habitude que les jeunes filles lui résiste et il semble apporter une grande importance derrière son air supérieur.

Jusque là donc, un classique de ce que j’appelle personnellement le shojo lolita : un garçon bien décidé à assouvir ses fantasmes sur de jeunes filles.
Cela peut être traité avec humour comme dans "they are my noble master" ou encore avec une approche plus adulte comme dans les titres de Mayu Shinjo ou ici dans Desir C Max. Autant vous dire que je ne suis pas un adepte de ce style de manga.
Les premières pages de ce manga traitent faussement du thème de la pauvreté (comme d’autres shojo comme Hana yori Dango [voir l’analyse de Jean-Marie Bouissou sur le phénomène des élites à travers GTO et Hana yori Dango] . Pourquoi faussement ? car, ce n’est pas vraiment le sujet, plutôt un prétexte.

L’enchainement des pages se faisant, avec quelques longueurs (sans doute en raison de cette impression de déjà lu), un évènement arrive : En réalité, le harcèlement du jeune garçon surnommé "le prince jinnai" cache quelque chose de plus profond. Si Miyo semble avoir tout oublié, ces deux protagonistes se sont connus pendant leur enfance (le syndrome love hina ^^). Miyo aurait été traumatisé par quelque chose, et l’aurait oublié...
Je ne vous en dit pas plus, mais le personnage de Miyo se révèle donc en réalité un peu plus profond que ce qu’il aurait pu y paraître au début. En creusant un peu les tomes suivants, au delà de ce traumatisme "original" (je n’ai pas souvent lu quelque chose autour de ce thème) , j’ai retrouvé à peu près tous les thèmes que j’avais d’ores et déjà pu lire dans des shojos moins "osés", comme l’inceste (voir Marlemade boy). En bref, coté scénario, une pointe d’originalité, tout en respectant les traditions du shojo !
Concernant le caractère "érotique " du titre, si certaines scènes sont osés, mais dans l’ensemble ça reste supportable (un peu plus osés qu’un Video girl aï [ne pas m’embêter sur , video girl n’est pas un shojo !], un peu comme du Mayu Shinjo), même si le logo "pour lecteurs avertis" pourrait être un peu plus important (honnêtement, je ne l’avais même pas vu).
Au niveau de la ligne graphique, les personnages sont plutôt bien dessinés, et avant tout basés sur le charisme des deux personnages principaux (comme souvent dans ce type de titre). Les trames sont assez bien faites et chaque pages assez fournis (voir parfois un peu chargé, pour cette catégorie de manga, je préfère les dessins plus légers).
Si j’ai pu un peu descendre Mayu Shinjo, coté dessin par contre nous somme un cran au dessous, sachant Mayu n’a pas vraiment son pareil pour dessiner des bombes atomiques masculines (enfin quoi que, il a tout de même Katsura, Matsuri Hino ... je m’avance un peu en disant ça). Les décors et ambiances sont retranscrites comme souvent en shojo à l’aide de fumées, brumes, de petites fleurs, de bulles etc..
Pour résumer mon propos, dans son style (je précise bien dans son style), Desir Max trouvera des adeptes. Si vous avez aimé des titres de Mayu Shinjo, foncez ! Pour les allergiques aux positions suggestives et aux petites culottes, passez votre chemin !










